Entre Montréal et JFK:
ou escale à Manhattan.

Fin de semaine dans la grosse pomme

Publié December 17, 2011, par Julien Leconte



No sleep till Brooklyn

Si un jour vous devez prendre un bus d’une durée de 8 heures et plus (MTL-NY), évitez les trajets de nuit! On se disait qu’ainsi nous pourrions dormir dans le bus (erreur) et éviter de perdre une journée à voyager. Certes, « siège d’autocar » équivaut à l’antonyme de « lit douillet », mais il ne faut pas non plus s’attendre à un sommeil réparateur. Non, l’élément inattendu demeure le moment où le chauffeur réveille les passagers aux arrêts importants... afin que l’on puisse se dégourdir les jambes pendant qu’il remplit le réservoir. Exercice obligatoire pour tous bien sûr. Hormis les douanes, ce n’est pas nécessaire. Surtout à 4h am... Un cent dollars bien investi pour aucun sommeil (ah ! Oui... C’est presque gratuit...)!

Parlant des douanes américaines... Étrange expérience. Les douaniers du sud tiennent une réputation enviable comme les plus gentils sur terre... Not. Cependant, les employés du quart de nuit sont pour la plupart... Sympatico-bizarres. Vous trouverez ce fait banal, mais vous n’avez jamais assisté à cette conversation-ci :

Douanier (D) : alright miss, that will be 6 USD

Jeune femme (F) : here you go sir

D : oh, I'm Jonathan by the way, you can drop the sir

F : oh... Okay... Jonathan...

D : by the way, are you from any latin descendance? Your name doesn't sound French at all...

F : no, but my father has italien roots

D : cool ! At your age, you gotta be on Facebook... I' m on Facebook. Here, I'll wrote you my full name on this paper. You can add me when you get the chance.

F :... okay... I guess.

D : you'll probably have a request already! Since, you know... I already know your full name.

F :...

D : okay miss (...), you have a safe trip in the U.S. And I hope to hear from you soon! It was nice meeting you.

F :... Thanks

True story. Disons que je ne pense pas revoir une conversation comme celle-là de sitôt ! Donc, en gros prenez le train de jour. Le trajet semble long, mais il en coûte 30 $ de moins et je doute que les bancs soient moins confortables que Greyhound...

Upper East Side Story

Lorsqu’on a remarqué que de quitter le continent de New York nous ferait épargner 200 $, on a sauté sur l’occasion. Cela nous permettait de visiter des amis y ayant émigré quelques mois plus tôt.

Mélanie nous a gentiment accueillis chez elle dans son appartement du Upper East Side. Salle de bain, cuisine et chambre gratuite pour 2 jours. Merci Mel ! Ça nous a économisé plusieurs billets ! La clé d’un voyage comme ça : éviter de payer un logement dans les grands centres. Ainsi, nous avons apprécié la ville davantage (restos, bars, musée).


Mel et moi dans son nouveau labo... avec l’incroyable vue de son bureau (sérieusement, aucun P.I. n’a cette vue-là à l’IRCM!)



Plusieurs d’entre vous connaissent Manhattan. J’épargnerai donc les attraits communs que la plupart avez visité par le passé... Je mentionnerai simplement un attrait relativement nouveau, la sublime Highline. Ce superbe projet d’urbanisme (à rendre Richard Bergeron jaloux) naît en 2009 des cendres d’une partie de la West Side Line ; ces rails furent abandonnés en 1980. Il s’agit d’un parc longitudinal d’environ 2.3 km inspiré de la promenade plantée à Paris.



New York trendsetters et familles se côtoient le long de la Highline.



Autre petit coup de cœur, dans le secteur Nolita se trouve un joli resto/bar à tacos : Tacombi at Fonda Nolita. D’ailleurs, pour avoir séjourné un mois en sol mexicain par le passé, la cuisine mexicaine offerte ici surpasse celle de Montréal!



Nous sommes presque à Oaxaca!



Le deuxième jour, nous sommes passés par Brooklyn bruncher au Chez Colette avec un autre ami exilé. Si vous avez du temps de libre, essayez de visiter le Brooklyn Museum. Leur équivalent du musée des Beaux Arts de Montréal. Des expositions internationales temporaires y sont affichées. Nous en avons profité pour en voir une sur l’artiste anticonformiste Ai Wei Wei!


Ai Wei Wei: According to what? Également, un documentaire retrace son parcours atypique (Ai Wei Wei: Never Sorry). À voir sur Netflix.



Voilà. Aussitôt arrivés, aussitôt partis. Après 2 jours éclair aux É.-U., direction Keflavík!


Choyés, les Islandais peuvent désormais réaliser leur rêve d’enfance et visiter Edmonton... LOL!