Petite intro historique sur la ville des jeunes branchés et du currywurst.
J’y suis allée qu’une journée il y 7 ans et je savais que je devais y retourner. Les reliques du passé ici et là, le super moderne qui clash avec le reste, l'ambience un peu trash/punk/smoky de certains quartiers... bref la liberté de faire tout ce que tu veux et la désinvolture qui vient avec. Je voulais y retourner. Feeler la vibe berlinoise plus que 3 jours ou le temps d’envoyer une carte postale d’une assiette de currywurst. Je me suis dit que je n’aurais pas le temps de m’ennuyer pendant 4 semaines. Ça fait 3 semaines maintenant et non, on ne s’ennuie pas!
Bon, vous savez tous que Berlin a été séparé par un mur de béton entourant tout Berlin-Ouest, où à l’Est se trouvaient les communistes avec les chars pareils, les line-up pour acheter du sucre, Staline… et à l’Ouest, les capitalistes, la gang des alliés, les mieux nantis… (Si vous savez pas ça… cough, cough, wikipedia…). Vous savez aussi que Berlin a été la proie du parti nazi sous le 3e Reich, là où une des plus grandes tragédies de l’humanité est arrivée. Plonger dans cette partie sombre de l’histoire est facile à Berlin. Les musées, les monuments, sont là pour nous le faire rappeler lorsqu’on se promène dans la ville. Non seulement leur passé est omniprésent, mais en plus tous les Allemands étudient l’histoire pendant 8 ans à l’école. C’est probablement pour cette raison que l’Allemagne reste un des rares pays de l’Europe où tout parti politique extrémiste, tant à droite qu’à gauche, n’a jamais guère plus que quelques pourcents des votes. Sachant malheureusement trop bien ce que le totalitarisme peut faire, la population reste très anxieuse par rapport à tous mouvements trop radicaux. Même que ce n’est que lors de la Coupe du Monde de Soccer en Allemagne en 2006, soit presque 40 ans après la 2e guerre mondiale, que les Allemands se sont donné le droit d'afficher leur drapeau, ou d’arborer le noir-rouge-jaune sur la joue pendant un match. Restant toujours trop honteux de ce passé, même s’ils ne l’ont jamais vécu. Depuis 10 ans, Berlin continue d’attirer beaucoup de jeunes créatifs et les starts-ups pullulent. Car comme disait leur maire, "Berlin ist arm aber sexy" (Berlin is poor but sexy).



Bref, c’est dans ce Berlin en pleine renaissance (car ça a pris quand même du temps avant que l’économie se relève) que nous nous sommes établis dans un super appartement du Mehringplatz dans le quartier Kreuzberg. Reconnu pour être resté très progressiste depuis la 2e guerre, ce district abrite beaucoup de jeunes branchés cherchant une atmosphère décontractée et vibrante – et des loyers pas chers! J’y ai fait ma première visite de squats aussi… C’est quand même fou de penser que le gouvernement tolère ce genre d’endroit où se mêlent anarchistes, sans-abri et réfugiés. Ça serait impensable à Montréal. Il y a aussi une grande population turque (Berlin a la 2e plus grande population de turcs, après Istanbul!) et il y a des stands de kebab à chaque coin de rues. Donc après une virée dans les bars ou les biergardens, on mange un bon döner bien gras au lieu de la poutine! Par ailleurs, j'ai mangé le meilleur döner chez Mustafa. L'équivalent du Schwart's à Montréal, il faut faire la queue pendant au moins 15 minutes. Mais honnêtement, l'attente en valait la peine!



Il y a tellement plein de choses à raconter. On n’a même pas le temps d’écrire tellement qu’il y a de trucs à faire et à voir. Mais on ne vous oublie pas et tous pleins d’histoires et d’anecdotes s’en viennent. Car l’été, à Berlin, en pleine Coupe du Monde, non, on ne s’ennuie pas!
À suivre…
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