Je mange donc je suis.
Une passion pour la cuisine m’habite depuis ma jeunesse. Plusieurs membres de ma famille partagent ce même engouement. Tout jeune, ce fut naturel pour moi de suivre les pas de ma mère! Ainsi, je m’engageais dans une quête perpétuelle de découvertes culinaires. Je devenais esclave de mes papilles... Au détriment de mon tour de taille. Lorsque je préparais le présent voyage, je pensais toujours aux nombreuses occasions que j’aurais de goûter à plusieurs nouvelles saveurs. J’allais en profiter pour déguster des plats exotiques, découvrir de nouveaux ingrédients, humer des parfums et savourer des épices qui me sont inconnues. J’essaierai donc de partager de nouvelles découvertes, ici sur le blogue, ou au retour à la maison pendant un repas! Sans plus tarder, quelques découvertes Islandaises.
Pendant notre week-end à Reykjavik, nous sommes passés par un marché local afin de découvrir ce que l’Islande avait à offrir pour dépayser nos palets... on y trouve un détaillant qui vend la collation de renommée internationale (not) : le Hákarl ou le requin fermenté. Si vous désirez « expérimenter » l’Islande, ce plat s’avère un incontournable. Un plat mémorable, mais pour les mauvaises raisons. Le Hákarl provient du requin du Groenland. Fraîche, cette viande contient un taux létal d’acide urique. Contrairement à l’humain, le requin du Groenland sue son acide urique... Les Islandais ont donc élaboré le procédé d’assèchement de la viande pour la rendre comestible. Le processus peut prendre entre 4 à 5 mois. Le résultat final se consomme en petits cubes caoutchouteux... Un aliment difficile à apprécier puisqu’une forte odeur d’ammoniac s’en dégage, masquant le peu de goût potentiel de l’aliment. Imaginez manger un gravlax mariné au Windex... Un vrai régal! Les locaux le consomment avec le spiritueux local, le Brennívin, afin de masquer le goût... Hmmm, dans ce cas pourquoi ne pas grignoter quelque chose de plus appétissant?

Plusieurs autres kiosques offraient des variétés locales, mais nous n’avons pas expérimenté plus loin. On avait faim et avions besoin de se remplir le ventre (difficile d’ingérer plus de la moitié d’un cube de Hákarl disons...). Si jamais vous avez déjà goûté à ces aliments exotiques, faites-nous part de vos impressions!


Passons à un classique plus savoureux... Les habitants de Chicago ont la deep-dish pizza, ceux de Philadelphie le philly cheese-steak. Les Islandais peuvent se vanter de leur classique (et incroyablement bon) hot-dog : le pylsur. Conseil : rendez-vous chez « Bæjarins Beztu Pylsur » et commandez-y le « eina með öllu » (all dressed). J’ai toujours aimé pimper mes hot-dogs. Je fus facilement charmé par ce succulent roteux: une saucisse d’agneaux-porc-bœuf, oignons frits (cronions), oignons frais, rémoulade, ketchup et sauce « cocktail » (mayonnaise sucrée aux champignons et BBQ, disons). Meilleurs hot-dogs au monde? Possiblement...

J’adore manger... et bien manger (!), mais comme tout bon québécois qui se respecte, parfois rien ne comble l’estomac comme une bonne vielle poutine! Jen et moi avons forgé l’idée d’intégrer l’international à notre plat national! L’idée m’est venue de mon cousin Marco. Lorsqu’il effectuait un stage pendant sa formation, il m’avait parlé d’une délicieuse chaudrée de palourde qu’il avait mangée. Il me fit part d’une idée de se démarrer un food truck à Montréal où il y vendrait des poutines exquises... Comme une poutine à la chaudrée!
La plupart des gens que je connais qui sont partis longtemps à l’étranger m’ont mentionné que la première chose qu’ils avaient mangée à leur retour c’était... une poutine. Donc pendant notre voyage, Jen et moi allons tenter de rassasier notre craving de frites-sauce-fromage-squick-squick avec les moyens du bord. Alliant découvertes culinaires et notre héritage de prêt-à-manger, le défi consiste à élaborer une poutine d’inspiration locale. Réaliser le tout en utilisant des ingrédients typiques de la culture du pays dans lequel on séjourne, ou basé sur des plats courants qui y sont consommés.
Donc, comme vous le savez, le premier arrêt fut l’Islande. N’ayant pas accès à une cuisine, nous avons dû improviser pour notre première réalisation... Parcourant les rues de Reykjavik, nous avons réuni quelques éléments de street food. Voici en grande pompe la poutine Thor (écrit Þór en islandais)! En bref, frites traditionnelles en julienne, fromage caoutchouteux aux champignons (il sera rarissime de dénicher du fromage en grains pendant cet exercice!), et une déclinaison du pylsur! Soit la saucisse en morceaux, des croinions, des oignons frais et les trois sauces du hot-dog: la pylsusinnep (moutarde brune sucrée), la remolaði (rémoulade) et la tómatsósa (ketchup). Un vrai délice! Les locaux avaient l’air jaloux...

Elle était succulente cette poutine islandaise! Maintenant, au tour de la poutine allemande!