La planète hypnotisée par le Brazuca
Alors... Déjà nostalgiques du mondial? Ce tournoi titanesque qui nous habite tous les quatre ans. Trente jours d’extases, de moments magiques et de pièces de jeux inoubliables. Des hommes se donnant corps et âme pour leur pays respectif. Plusieurs se démarquent et jouent au-dessus des attentes, d’autres déçoivent. Des vétérans retrouvent leur fougue des beaux jours. Des recrues profitent de la tribune pour signaler leur existence. Plusieurs verront de jolis billets verts atterrir dans leur compte de banque pour faire suite à une performance mémorable. Une poignée de joueurs viennent graver leur nom sur le mur des légendes. Chaque Coupe du monde marque l’histoire par des jeux magiques, des tirs foudroyants et précis, des envolées spectaculaires et autres inoubliables coups de tête. L’édition 2014 récidiva. Sans doute inspirés par l’héritage du merveilleux foot sud-américain, les joueurs ont mis en scène un spectacle d’envergure qui nous a laissés bouche bée. Exit les vuvuzelas, bonjour les chorégraphies grandioses (à un but du record de tous les temps pour les réalisations!). Nous nous rappellerons longtemps des exploits de Robben, Mueller, Neymar, Valbuena, etc. De l’éclosion de James Rodriguez, Paul Pogba et autres jeunes sensations. Le déblocage international de Messi. Les arrêts incroyables de Neuer, Ochoa, etc. Le chant de cygne des Klose, Pirlo, Buffon, Drogba, Lahm et autres légendes. Et on se remémorera longtemps le but magistral de Mario Götze, qui délivra enfin son pays d’un supplice vieux de deux décennies. Un cadeau attendu depuis 4 coupes du monde. Euphorie totale, le zénith. Comme si les Bills avaient remporté le Superbowl à leur quatrième tentative de suite (oups!). Ha! Ha! L’instant d’un mois, on oublia les controverses liées à l’organisation de la compétition. Espérons pour leur peuple une meilleure approche pour les Olympiques de Rio en 2016...

En 2006, ma sœur, mon beau-frère, mon cousin et moi avons eu le plaisir de vivre le mondial à Paris. Zizou y joua le tournoi de sa carrière en route vers une finale contre l’Italie. Nous étions de retour à Montréal pour cette finale. Coïncidence de la défaite? Cette année, Jen et moi l’avons vécu à Berlin en entier... avec une Allemagne championne. À 24 ans de la dernière conquête germanique, notre timing n’aurait pu être plus parfait... Surtout de pouvoir assister au défilé la veille de notre départ. Habituellement, l’Allemagne célèbre ses conquêtes à Francfort. Pas cette fois-ci. Probablement pour faire plaisir à leurs 2 porte-bonheur canadiens!

Durant le tournoi, nous avons regardé plusieurs matchs dans des endroits rassembleurs de la ville. Dans le centre de Berlin se trouve le Hackescher Markt, autrefois un quartier négligé. Depuis la réunification de l’Allemagne, cet espace public rassemble des dizaines de restaurants/terrasses où chacun y installe des téléviseurs extérieurs créant une sympathique ambiance de soccer! C’est d’ailleurs ici que nous avons assisté au massacre français de la Suisse!
Non loin du Hackescher Markt se trouve le parc James-Simon où plusieurs bars extérieurs offrent des visionnements plus décontractés. On y déguste une bière, allongé sur une chaise longue de plage. Un endroit fort agréable!

Sinon, nous avons regardé le match de Allemagne-Guana dans un mythique biergarten, le Prater Garten. Un sublime lieu de rassemblement pour 600 fidèles de la Nationale Mannshaft. C’est ici que vous y buvez leur délicieuse bière locale (la Prater, une pilsner). Il s’agit du plus vieux biergarten de Berlin. Une institution datant du 19e siècle, l’endroit fut d’abord ouvert pour y présenter un théâtre d’été. Le Prater a survécu à deux guerres mondiales ainsi qu’au GDR et son mur. Vous aurez l’impression de boire dans un musée une partie de l’histoire du pays! Si jamais vous êtes à Berlin pour un grand évènement sportif, assurez-vous d’aller y jeter un coup d’œil. La cour intérieure ouvre ses portes de mai à septembre. Autrement, on y trouve un restaurant ouvert à l’année. En passant, la tradition perdure et des pièces de théâtre y sont encore présentées pendant la saison estivale.

Mais ce qui fut sans aucun doute le plus mémorable de notre mois 100%-soccer fut de le vivre avec plusieurs locaux. Notre location AirBnB fut merveilleuse simplement pour la rencontre de nos hôtes Dennis et Anne. Ils nous ont rapidement intégrés à leur cercle d’amis et nous avons pu vivre avec eux la frénésie du moment. Tous leurs amis nous ont invités chez eux et nous ont fait vivre des soirées inoubliables. Un gros merci à Basty, Ben, Marc, Pascal et Maria!
Nos amis allemands sont persuadés que nous avons contribué à leur succès mondial. En échange, je leur ai fait promettre que s’ils venaient nous visiter à Montréal, il faut que ce soit pendant le printemps afin de donner au CH une 25e coupe! J’espère un jour voir Subban porter la coupe à bout de bras sur Sainte-Catherine d’aussi proche que j’ai pu voir Benedikt Höwedes le faire! Des souvenirs inoubliables!



Tschüß!