Alors, qu’a-t-on dégusté à Berlin?!
Lors du dernier billet, je vous parlais du fameux Prater Garten. À l’intérieur se trouve le restaurant Prater Gaststätte. On y prépare plusieurs mets allemands typiques comme des Scnitzels et plusieurs variétés de saucisses. Malheureusement, nous n’y avons pas mangé, optant plutôt pour quelques bières étant donné l’heure tardive de notre passage. Nous avons cependant goûté à quelques mets locaux durant notre séjour, notamment au Yorckschlösschen. Un petit jazz/blues-bar servant de la nourriture locale. Parmi les plats que nous avons échantillonnés, un type de pâté de viande, le Leberkäse. Servi avec des petites patates rissolées et des tomates. Le résultat laisse perplexe, puisqu’ils ajoutent un œuf miroir sur la tranche de pâté... Ça ressemble étrangement à nos déjeuners construction! Sinon, les Maultaschen, de petits dumplings aux légumes, sont nettement plus exquis et savoureux. Les Allemands consomment aussi un type de pâtes (Käsespätzle) qui consistent en des petits bâtonnets de pâtes poêlés. En fin de cuisson, du fromage râpé y est ajouté. En gros, il s’agit d’un macaroni au fromage européen!
Comme je disais, le père de notre hôtesse a 3 restaurants dont un de ceux-ci se situe dans une ancienne buanderie industrielle. Ils y ont aménagé une microbrasserie d’antan. La Brahaus Spandau. Les bières artisanales, une fois brassées, sont entreposées dans 4 cuves géantes situées en plein centre du restaurant. Il s’agit d’un système d’alternance, car généralement deux seules cuves sont utilisées à la fois. Apparemment, lors de la finale de la Deutsche Football Cup (dont la finale a lieu chaque année à Berlin), plusieurs équipes y font la fête lors de leur passage. C’est le seul moment de l’année où les 4 cuves de bières sont vidées... En une soirée ! On y cuisine aussi la plupart des mets typiques locaux. Pour notre part, nous avons opté pour des assiettes variées (Das Beste vom Landfleischer; le meilleur du boucher !) incluant plusieurs types de viandes (principalement Bratwurst, jambon et porc fumé). Et finalement la choucroute... On en trouve dans presque tous les restaurants allemands, mais celle du Brahaus... Mmmm, un vrai régal!

Fait intéressant, les Allemands préfèrent profiter des aliments dans leur apogée plutôt que de les importer annuellement d’ailleurs. On favorise ainsi l’agriculture locale et les fruits et légumes sont davantage courus vu leur disponibilité limitée. Chaque saison comporte donc ses 'vedettes'. L’asperge blanche exemple règne pendant le printemps. Si vous comptez manger dans un restaurant berlinois, il y a fort à parier que vous y trouverez des spéciaux de saison.
Le quotidien d’un voyageur comprend (idéalement) l’alimentation. À mes yeux, les variations/découvertes reliées à ce paramètre représentent la beauté de ce qu’est voyager. Oui, parfois on se sent du type « manger pour survivre » (une émotion imposée par le portefeuille serré?!). On se rabat sur le bon vieux Pannini, ou ses semblables (pain + condiment + aliment vedette [!]). Ce n’est pas tous les jours que l’on découvre un délectable plat infusé de la culture locale qui incorpore un aliment auparavant inconnu. Surtout pas en Europe étant la grande influence du vieux continent dans notre environnement montréalais. Où vais-je avec tout ça à? La plupart du temps, ce sont les trouvailles de petits restaurateurs/stand de rues inusités qui ponctuent nos journées. Des plats que l’on a déjà goûtés, mais avec un petit quelque chose de plus. Une simplicité renouvelée quoi... Sans plus tarder, deux stands qui ont marqué notre passage à Berlin!
Près de 200 000 Turcs habitent Berlin, soient la plus grande communauté à l’extérieur de la Turquie. Il est donc normal que plusieurs de leurs traditions culinaires agrémentent le paysage berlinois. L’élément vedette étant le döner (le traditionnel kebab arabe servit dans un pain triangulaire croustillant). On compte probablement plus de stands à kebabs que n’importe quels autres stands de nourriture réunis en ville. Évidemment, nous en avons dégusté, et assurément, nous avons cherché le meilleur ! Sur la rue Merringdahm (où un Curry 36 se situe !), se trouve le mythique stand Mustafa' s Gemüse. Une toute petite boîte, où 2-3 employés préparent le meilleur kebab en ville. On n’y vend que 3 produits au menu donc les aliments y sont toujours frais. En moyenne, 20 à 30 personnes attendent en queue (nous avons attendu 25 minutes pour commander). Une attente qui en vaut certainement la peine ! Vous y dégusterez soit un döner avec ou sans poulet ou un dürüm (pita géant enroulé). Chacun est assaisonné de 3 sauces, de pommes de terre et de légumes sautés, de légumes frais, de laitue, de menthe et de fromage (style ricotta). Quel sandwich incroyable! On s’ennuiera longtemps de ces döners! Nous sommes repassés par Berlin une semaine après l’avoir quittée pour prendre un avion... La tentation fut trop forte, un dernier arrêt chez Mustafa s’imposa...

La malbouffe berlinoise par excellence? Les currywursts! Une traditionnelle saucisse allemande (qui peut être enrobée de gras de porc... bref du bacon) saupoudrée de poudre de curry, laquelle on noie dans un marre de ketchup. On la déguste avec une petite minuscule fourchette pour ajouter au charme. Des stands de currywurst, on en trouve partout en ville, mais les locaux nous ont dirigé vers la réputée chaîne Curry 36. Un produit simple et sucré, mais délicieux! Le plat aurait été inventé à Berlin en 1949 par Herta Heuwer, mais une autre théorie voudrait qu’il trouve son origine à Hambourg. Un livre fut d’ailleurs écrit en 1993 sur le sujet (Die Entdeckung der Currywurst)! Un débat sans doute éternel à la Victo-Drummond pour la poutine... Qui oserait plier ?! Peut importe d’où ça vient, on adopte à la première bouchée!
Pour notre deuxième réalisation dans le projet poutine, on vous présente une inspiration du plat mythique et de la conquête de la Coupe du monde! La Nationalpoutinshafft ! Une recette toute simple : Pommes (prononcé "Pô-mèsse"; soit frites en allemand) + currywurst (avec ketchup et mayo) + édam 45 % (fromage allemand à pâte semi-ferme) + choucroute (sauerkraut ). Elle se marie très bien avec la bière locale Berliner pills. Ou autre pilsner allemande de votre choix (Kombacher, Schulteiss, etc.).

Vous trouverez plusieurs petits restaurants sur avenue Oranienstraße, Bergmanstraße et leurs alentours. Tentez de passer par la première pour arrêter au Green Rice. Pour du bon vietnamien quasi gratuit (5-7€ le repas), mais surtout pour leur smoothie de riz à la menthe! Si vous voulez prendre un bon café, lire des magazines et surfer sur le web, allez au Café West Berlin. Mais ne prenez pas leurs brioches, elles viennent clairement de chez IKEA (le goût est pareil)!
Bon, sur ce je vous laisse. J’ai faim tout à coup.
En bonus! Revit ton enfance en allemand ici